Après les Pyrénées, qui n’auront pas permis de sortir un grand favori, ou une grande équipe, on se retrouve désormais sur des terrains moins difficiles, mais propices à de belles offensives (Luchon – Carcassonne). De nombreux coureurs essaient de sortir du peloton, mais sans succès. Finalement, un petit groupe composé de Le Mevel, Ballan, Freire et Popovytch sera autorisé à faire la course en tête. Derrière, personne ne roule vraiment, si ce n’est la Phonak de Landis qui maintient l’écart. De ces 4 coureurs, le plus malin, ou le meilleur diplomate, c’est Popovytch, il va réussir à s’échapper en profitant de la complicité de Freire qui laisse faire. Ballan n’y pourra rien, quant à Le Mevel, le français du jour, il avait malheureusement été distancé sur une première accélération de l’ukrainien. Le peloton termine à 4’25
Mais alors que dire des 30 minutes de retard du peloton sur Jens Voigt, brillant vainqueur de l’étape entre Béziers et Montélimar. Certes, il y avait 230km à parcourir, sous une chaleur accablante. Mais est ce normal et respectueux de faire carrément l’impasse sur cette étape, car il n’y a pas d’autre mot, le peloton a vraiment roulé tranquillement. Pour tout dire, il est même arrivé hors délai ! La Phonak n’a pas voulu faire l’effort, en vu des prochaines étapes alpestres. Si bien que le maillot jaune passe sur les épaules d’Oscar Pereiro (CEI), tout heureux de profiter de la situation et de faire également 2è derrière Jens Voigt, qui a une nouvelle fois été le plus fin stratège, parvenant à se défaire du marquage des deux hommes forts du groupe d’échappée, à savoir Quinziato et surtout le français du jour Sylvain Chavanel. Déçu de s’être fait avoir en fin d’étape, le coureur de la Cofidis a promis de recommencer, car ça finira bien par payer. Allez Sylvain, on est tous avec toi !



