Tour de France 2006

Petite visite à Sceaux  (Tour de France 2006) posté le mardi 25 juillet 2006 02:54

Nicolas est venu spontanément au devant de son public. A chaque fois que j'ai eu l'occasion de le voir, je l'ai toujours trouvé décontracté, plaisantant avec ses amis venus le saluer. Et ça lui réussi. Encore sur les Champs, il était dans l'échappée ...

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Petite visite à Sceaux  (Tour de France 2006) posté le mardi 25 juillet 2006 02:37

Pour ce dernier jour du Tour 2006, je suis allé au départ de l’étape partant de Sceaux et rejoignant la capitale et ses Champs Elysées. Malheureusement, le Tour reste le Tour, et le parc de stationnement des bus des différentes équipes étaient entourés de barrières surveillées de près par de nombreux policiers. Sans le bracelet ou le pass officiel, impossible de rentrer dans la zone tant convoitée. Autant dire que pour apercevoir les coureurs, ce n’est pas évident. Heureusement, certains se sont donnés la peine de venir jusqu’à nous, comme Nicolas Portal de l’équipe Caisse d’Epargne Iles Baléares (sur la photo). Il y a eu aussi Thomas Voeckler, sinon, les autres sont restés dans la foule des privilégiés.

 

Pour ce qui est de l’étape, elle s’est terminée au sprint avec la très belle victoire de Hushovd devant le maillot vert McEwen. A noter la superbe 6è place de Samuel Dumoulin qui a fini comme un boulet de canon, ainsi que la 8è place d’Anthony Geslin

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Landis de nouveau en jaune  (Tour de France 2006) posté le mardi 25 juillet 2006 01:57

Après un passage des Alpes hors norme, 3 coureurs se tiennent en 30 secondes au classement général. C’est donc le contre la montre qui déterminera l’ordre précis de ce Tour 2006 sur les 57 Km d’un parcours exigeant entre Le Creusot et Montceau les Mines.

 

Finalement, ce chrono ne nous a pas réservé de nouvelle surprise. Certes, Pereiro a bien résisté mais la fin de course ne lui a pas été favorable, il finira 4è et prendra la seconde place au général. C’est Floyd Landis qui récupère le maillot jaune, il prend la 3è place de cette étape dominée, écrasée, survolée par Honchar, celui là même qui avait remporté le 1er chrono de ce Tour. Kloden se classe 2è, ce qui lui vaut un rapproché au général car Sastre a complètement sombré ne finissant que 20è à plus de 4 minutes du premier, ce qui lui fait perdre sa place sur le podium au profit de l’allemand.

 

A noter l’excellente performance de Cunego, ce qui lui permet de conserver le maillot de meilleur jeune également convoité par Fothen. Nul doute que nous retrouverons prochainement ces deux coureurs dans les prochaines éditions. Enfin, côté français, Dessel conserve son avantage sur son coéquipier Moreau qui a chuté lors de cette étape mais sans gravité. Au général, ils se placent respectivement 7è et 8è.

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Scénario grandiose dans les Alpes !  (Tour de France 2006) posté le samedi 22 juillet 2006 01:36

Je ne sais pas pour vous, mais moi, avant l’entame des étapes alpestres, j’étais resté un peu sur ma faim. Les premières étapes sont arrivées au sprint, les Pyrénées ont été passés sans trop d’encombre. Enfin, l’étape de Montélimar nous a déconcerté, même parfois consterné, le peloton laissant 30mn d’avance aux échappées, la phonak offrant sur un plateau le maillot jaune à Pereiro alors que Voigt battait l’espagnol au sprint pour le gain de l’étape ... Mais quand on voit le spectacle offert lors de ces trois étapes des Alpes, on ne peut qu’être ravi de la tournure des événements.

 

Tout commence au départ de Gap, après une journée de repos, souvent piégeuse. Dans l’Izoard, les favoris restent avec le maillot jaune Pereiro au sein le peloton. Devant, Sylvain Chavanel parvient à suivre les fuyards. Il est le meilleur français de l’étape. Le Lautaret verra le naufrage du champion du monde Tom Boonen, complètement vidé, qui abandonne. La grande bagarre commence au pied de l’Alpes d’Huez. Devant, les deux hommes forts sont Schleck et Cunego. Ils grimpent la dernière ascension ensemble, mais à 2km du but, le Luxembourgeois décroche le jeune italien et signe une magnifique victoire. Derrière, sous l’impulsion des T-Mobil, Kessler et Kloden durcissent la course, mais Landis suis tranquillement, alors que Menchov, Sastre, Leipheimer et Evans peinent à suivre. A noter que Chavanel et Garzelli, échappés de la première heure, parviennent à suivre le rythme des T-Mobil. Dessel et Moreau ne sont pas si loin, ce qui leur permet de rester dans les 10 au général. Et au final, Floyd Landis parvient à prendre le maillot jaune, Pereiro terminant à 1’39 de l’américain.

 

A ce moment là, beaucoup pense que le tour est joué, que Landis, qui ne fait que suivre ses petits camarades de jeu va tranquillement filer à Paris avec sa belle tunique jaune. Et bien on s’était tous planté !

 

En effet, la deuxième étape alpestre nous a apporté bien des surprises. Tout d’abord, le grand gagnant du jour s’appelle Rasmussen, il est parti au Km 6 et remporte cette étape de façon magistrale. Casar et Valjavec, les deux courageux du jour, tentent bien de le suivre dans un premier temps, mais ils sont irrémédiablement lâchés dès que la route s’élève. Dans la descente du galibier. Chavanel se retrouve à terre et nous fait passer le frisson, mais il remontera sur son vélo pour finir avec l’autobus. Devant, Rasmussen poursuit son show, tandis que le peloton des favoris attaque la dernière ascension du jour, la montée de la Toussuire. Landis n’est pas au mieux, et sur une attaque de Sastre, il s’écroule littéralement. Ce que personne ne pouvait imaginer était en train de se produire. Le maillot jaune est complètement à l’arrêt, et ce n’est que grâce aux efforts d’Axel Merckx que l’américain ne concèdera que 10mn à ses adversaires. C’est Pereiro qui reprend le maillot jaune, il ne perd que quelques secondes à Sastre qui prendra la 2è place de l’étape alors que Kloden et Evans étaient restés avec l’espagnol. Suivent ensuite Moreau qui a emmené dans sa roue Dessel (6è et 8è de l’étape à 2’37). Les écarts sont énormes, le Gruppetto termine hors délai mais sera repêché par le jury des commissaires.

 

Landis perd 10mn, il a perdu le tour. Tout le monde change d’avis car il semble impossible que le leader de la Phonak puisse récupérer son retard. Mais une fois de plus, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

 

La troisième étape des Alpes commence par un terrain peu accidenté avant la première ascension, le col des saisies au Km 65. Le scénario improbable se prépare. Toute l’équipe Phonak imprime un train d’enfer dès le pied du col, et très vite, ne reste en tête que les gros bras. Floyd Landis poursuit seul son effort, personne ne peut le suivre mais surtout, personne ne le reverra. Il est parti pour un contre la montre de 120 Km ! Du suicide ? On a pu le penser au départ, mais on ne peut rester qu’admiratif d’un tel effort solitaire. Devant, Halgand était parti avec un petit groupe, mais quand il a vu la fusée Landis débouler, il n’a pas pu la suivre. Derrière, on ne s’alarme pas, les hommes du maillot jaune mènent un bon tempo. C’est seulement à 30km de l’arrivée que la CSC et la T-Mobil entament une vraie poursuite, l’écart est alors de 9mn. Dans la dernière montée vers Joux Plane, Sastre va de nouveau fausser compagnie aux principaux leaders. La montée est difficile, et Moreau ainsi que Cunego sont ceux qui vont le mieux s’en sortir. Kloden souffre, tout comme Menchov et Pereiro. Mais l’espagnol va se battre bec et ongle, il conserve quelques secondes d’avance au général sur Sastre après une superbe descende vers Morzine, mais surtout sur Landis qui rattrapé plus de 7mn sur le maillot jaune.

 

Après ces 3 étapes dantesques, on reste ébahis ! Bien sur, on a apprécié le retournement de situation et le baroud d’honneur de Landis, mais on a également apprécier la super combativité des deux coureurs AG2R Moreau et surtout Dessel, révélation de ce Tour, qui sans une chute dans la descente vers Morzine, serait 6è au général. On n’oublie pas nos petits français Chavanel, Casar et Halgand, trois magnifiques attaquants. Messieurs, un grand Merci, c’était somptueux !

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Magnifico Fedrigo !  (Tour de France 2006) posté le lundi 17 juillet 2006 14:21

Et une nouvelle victoire pour le clan français ! Entre Montélimar et Gap, 180 Km de bitume, parfois fondu à cause des températures extrêmes que rencontre le peloton depuis un certains nombres de jours. Les organismes souffrent, et il fallait une sacrée dose de courage pour partir dans la bonne échappée. C’est Commesso qui est le plus actif, il lance plusieurs offensives qui finiront par porter ses fruits. Il emmène avec lui Aerts, Kessler et Fedrigo (ici avec son maillot de champion de France lors du départ des 4 jours de Dunkerque). Deux coureurs rejoindront le groupe quelques kilomètres plus loin, à savoir Verbrugghe et Canada.

 

Le vent est favorable, l’écart se maintien aux alentours de 5’30. Derrière, les Quickstep et les Caisse d’Epargne font le tempo. Puis les Liquigas viennent prêter main forte. Mais le groupe d’échappés résiste, ils foncent à vive allure vers Gap, quand au kilomètre 141, sur un virage prononcé vers la droite, 3 hommes se retrouvent à terre. Rik Verbrugghe qui menait le groupe n’a pu éviter la barrière de sécurité et se retrouve projeté dans le bas côté. Derrière lui, tout aussi surpris, Canada voit sa roue avant se dérober, il tombe lourdement sur son épaule droite et se casse la clavicule. Kessler qui suivait Canada ne peut éviter l’espagnol et passe lui aussi de l’autre côté de la balustrade. Il sera le seul à repartir, indemne mais choqué, Rik étant quant à lui blessé à la jambe gauche, fémur cassé.

 

Devant, ils ne sont plus que 3, mais Mario Aerts donne des signes de lassitude, il est lâché dans la terrible ascension du col de la Sentinelle. Fedrigo tente bien de décramponner Commesso, mais l’Italien s’accroche. Leur avance fond comme neige au soleil, plus que 35 secondes au sommet. Les derniers kilomètres sont tactiques, et le français de Bouygues joue parfaitement le coup, il reste scotché à la roue de Commesso, tandis que le peloton fait le forcing pour revenir. Et à 150m de la ligne, il place son attaque, Fedrigo remporte ainsi sa première victoire d’étape ! Et quelle étape. Il a été l’un des plus actif dans l’échappée, il a semblé vraiment très fort. Bravo Pierrick, c’était parfait !

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