Interview de Rémi Pauriol !  posté le jeudi 13 décembre 2007 00:32

Blog de vinch13 : Le petit rapporteur ...  du Sport, Interview de Rémi Pauriol !


Aujourd’hui, je vous propose une très belle interview que j’ai réalisée cette semaine avec Rémi Pauriol. Le coureur du Crédit Agricole revient sur sa saison 2007, et notamment ses deux succès. Son retour à la compétition est prévu pour le Grand Prix d’Ouverture la Marseillaise le 3 février prochain.


01- Tout d'abord, un petit mot sur ton état de forme? Comment te sens-tu, physiquement et mentalement en cette fin d'année 2007?
RP: -
Je viens de ré attaquer l'entrainement il y a un petit mois, c'est la préparation hivernale, mise à part hier où j'ai fait un cyclo-cross. Pour l'instant je dirais que je suis dans les temps.

02- Est ce que tu as bientôt un stage avec l'équipe Crédit Agricole?
RP: -
Non, on ne fait qu'un stage en janvier d'une semaine. Là on va passer 3 jours à Paris pour récupérer le matériel, vélo et vêtements, et aussi passer des tests à l'effort, mais on ne va pas rouler.

03- Es tu satisfait de ta saison. Quels ont été les points positifs mais aussi les points négatifs ?
RP: -
Je suis satisfait de ma saison. Je m'étais fixé comme objectif de lever les bras, et j'ai réussi à gagner deux courses. J'ai eu à défendre une place en Coupe de France, où j'ai finalement fait 3è au général, c'est une vraie satisfaction. Sur les courses Pro Tour, j'ai réussi à me rapprocher un peu plus des meilleurs, comme dans Paris Nice où j'ai fini 2 fois dans les 20 premiers, ou à la Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège ou je fais 21è et 33è, c'est encourageant pour ma deuxième année pro. Sinon, le point négatif, c'est que j'ai encore du mal à être très régulier sur les courses à étapes, je ne récupère pas encore super bien. Je n'ai pas pu terminer la Vuelta.

04- Est ce qu'il y a un ou plusieurs coureurs qui t'ont vraiment fait forte impression cette saison?
RP: -
Je ne sais pas trop, je pourrais citer Contador sur paris Nice et le Tour de France, mais ça n'a pas été une saison ou un coureur a vraiment dominé. Y'a souvent eu des vainqueurs différents.

05- Qu'est ce que tu retiendras personnellement de cette année 2007? Une image? Une impression? Un sentiment?
RP: -
La grosse image de cette saison, c'est ma première victoire, mon premier bouquet chez les pros. Ca restera un très bon souvenir dans ma carrière.

06- Est ce que tu peux revenir sur tes deux victoires de la saison?
RP: -
A la Route Adélie, après une cinquantaine de kilomètres, on est parti à 20 coureurs. Au fil des tours, il y a eu un écrémage, c'était de plus en plus dur. Dans le dernier tour, j'étais avec le russe Alexander Khatuntsev d'Unibet et je l'ai battu au sprint. Pour ma victoire au Tour de la Région Wallonne, c'est un peu le même genre, on a fini à deux et j'ai battu Mauro Facci au sprint.


07- Quel est le type de courses qui te convient le mieux?
RP: -
Ce sont les courses d'un jour, du type circuit usant comme pour un championnat. La Route Adélie c'est dans ce registre là, le Tour du Finistère, les Championnats de France. Au niveau du Pro Tour, je pense à Liège Bastogne Liège, la Flèche Wallonne. Sinon, je peux bien marcher sur des courses à étapes comme Paris Nice, des courses usantes mais pas encore de haute montagne.

08- Quelle est la course que tu aimerais vraiment avoir à ton palmarès?
RP: -
Le Championnat de France. Ca m'a toujours fait rêver. A plus haut niveau, il y a les Championnat du Monde, mais le rêve le plus accessible ça serait d'être déjà Champion de France, je pense être un coureur pour ce type de course. Porter le maillot de Champion de France pendant une saison, ça doit vraiment être exceptionnel, j'ai déjà eu la chance de remporter le titre en amateur, en élite 2.

09- Un petit mot sur l'équipe Crédit Agricole. Comment te sens-tu dans cette formation? Avec quels coureurs as-tu le plus de complicité ?
RP: -
Je me sens vraiment très bien, j'ai été super bien accueilli pour mes deux premières saisons pro. J'ai eu un très bon programme de course en fonction de mes qualités, et c'est rare pour un jeune coureur qui arrive chez les pros. Dès ma première année, j'ai fait un grand tour, le Giro, beaucoup de course Pro Tour pour que je progresse, et en même temps beaucoup de courses françaises pour essayer de faire des résultats. Donc pour moi c'est un programme parfait. Concernant les coureurs, difficile de dire avec qui je le plus de complicité, on s'entend tous très bien, il y a une bonne ambiance dans l'équipe. Y'a pas vraiment de coureur à mettre en avant, je ne suis fâché avec personne. On est 30 coureurs, et on ne se retrouve jamais avec les mêmes en fonction des courses, ça tourne beaucoup. C'est sur que j'ai plus d'affinité avec des coureurs qui ont le même profil que moi car on se retrouve plus souvent sur le même type de course. Mais j'ai plaisir à côtoyer tout le monde.


10- Est ce que tu as été sollicité par d'autres formations pour 2008?
RP: -
C'est vrai que j'ai été pas mal sollicité cet été, mais je suis encore en contrat avec le Crédit Agricole jusque fin 2008, l'équipe me convient tout à fait. Après il faudra voir après 2008 si l'équipe continue car on est en dernière année de contrat avec le sponsor. Donc on verra à ce moment là, mais pour 2008, la question ne s'est pas trop posée.

11- Est ce que tu penses déjà à la saison 2008, sur son déroulement, au niveau de ton planning?
RP: -
Dans les grandes lignes, je vais reprendre le même programme que 2007, avec un début en Europe: La Marseillaise, le Tour Méd., le Haut Var, peut être faire Paris Nice, puis on passera aux classiques ardennaises. Petite coupure en mai, puis reprendre en Catalogne, le Dauphiné, les Championnats de France, et tente d’obtenir ma première sélection pour le Tour de France. Ca commence à devenir un but, mais je n'en fait pas une fixation. Je ne base pas toute ma saison sur une seule course. Je prends mes courses au jour le jour.

12- Quel est ton programme dans les semaines à venir ?
RP: -
En ce moment je fais beaucoup de musculation, je n'ai pas encore fait de grosse sortie vélo, dépassant 3 ou 4 heures. Je fais quand même du VTT, en décembre je fais 2 cyclo-cross. A la mi-janvier, on fera le stage d'une semaine avec l'équipe, puis on arrivera vite aux premières courses de la saison.


13- A quel âge as tu commencé le vélo et comment y es tu venu?
RP: -
J'ai commencé la compétition par le VTT à 14 ans dans un club par chez moi, Lambesc. Puis j'ai poursuivi toujours dans le VTT dans un club à Cavaillon. En cadet j'ai gagné la Coupe de France de VTT, j'ai également été champion de France junior toujours en VTT. J'ai eu mon premier vélo de route à 16 ans, ça me servait plus d'entrainement. Je me suis vraiment lancé dans la course sur route quand j'ai rejoint le club VC la Paume, en 2003, à 20 ans. J'ai monté les échelons petit à petit. J'ai gagné quelques courses en élite, dont mon titre de champion de France qui m'a permis de passer pro au Crédit Agricole.

14- Est ce que tu avais une idole quand tu étais enfant, un coureur que tu admirais beaucoup, qui t'a donné envie de faire du cyclisme?
RP: -
J'ai commencé à m'intéresser au vélo au moment du duel entre Laurent Fignon et Greg Lemond dans le Tour de France, donc on peut dire que ma première idole, ça a été Laurent Fignon. Cette bagarre là, elle m'a marqué.

15- Qu'aurais tu fais si tu n'avais pas entamé une carrière professionnelle?
RP: -
J'ai suivi des études, j'ai une licence STAPS, pour faire prof d'EPS. Après ma licence, j'aurais du avoir le concours, mais j'ai arrêté pour passer professionnel. Je n’ai pas eu l'occasion de terminer.
 
16- Quel est ton premier souvenir de sport quand tu étais enfants?
RP: -
La première image, c'est le duel Fignon Lemond dans le Tour 1989, tout jeune j'étais déjà passionné de vélo car mon oncle courrait en deuxième catégorie à l'époque, et mes parents m'emmenaient le voir alors que j'étais encore dans la poussette, j'avais à peine 1 an. Mon enfance a été bercée par le vélo.

17- A part le cyclisme, étais tu doué pour un autre sport?
RP: -
Je n'ai jamais fait d'autres sports. Un peu de foot comme tous les gamins, ou d’autres sports collectifs mais niveau scolaire ou entre potes

18- Quels sont les événements sportifs que tu suis avec intérêt à la télé, à la radio?
RP: -
J'aime bien regarder les JO, je suis aussi beaucoup les Championnats du Monde ou d'Europe d'athlétisme, je suis aussi quelques matches de foot, quelques matches de rugby, et l'hiver un peu de ski et de biathlon.

19- As-tu une passion en dehors du sport et du cyclisme?
RP: -
J'aime bien aller au cinéma, passer du temps avec ma compagne, naviguer sur Internet, regarder des DVD.


Voila, merci beaucoup Rémi et au plaisir de se revoir sur les routes, on se verra même si tu préfères les courses au soleil. Pour suivre tout au long de l’année ses résultats, je vous conseil de vous rendre sur son blog : http://pauriol.sportblog.fr
La photo, je l’ai prise au départ du Grand Prix d’Isbergues 2007.

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Interview de Christophe Laurent  posté le vendredi 30 novembre 2007 00:16

Blog de vinch13 : Le petit rapporteur ...  du Sport, Interview de Christophe Laurent

 

Aujourd'hui, je vous propose une magnifique interview de Christophe Laurent. Il a gentiment accepté de répondre à mes questions par téléphone pendant plus de 30 minutes. Il revient avec précision sur sa saison 2007 mais également sur son transfert du Crédit Agricole vers le Team Chipotle. Il nous en apprend également un peu plus sur lui, notamment son parcours avant d'arriver sur le circuit professionnel.

 

01- Bonjour Christophe. Tout d'abord, un petit mot sur ton état de forme actuellement ? Comment te sens-tu physiquement et moralement?
CL: -
Physiquement, pas vraiment super parce que j'ai eu une fin de saison un petit peu légère, je n'ai pas fait la Vuelta, je n'ai pas fait beaucoup de course. Depuis début Août je n'ai pas vraiment beaucoup couru. J'en ai profité pour couper, pour faire pas mal d'autres choses. Physiquement, je suis en reprise, donc ça n'est pas la grande forme. On va monter en pression petit à petit. Par contre, moralement, je suis vraiment bien parce que je rentre de mon premier stage avec ma nouvelle équipe. Même si je n'en ai vraiment jamais douté, je suis encore plus agréablement surpris que ce que je pensais. J'ai vraiment hâte que la saison commence parce que j'ai découvert un état d'esprit différent, je me sens très très bien dans cette équipe, c'est une grosse motivation.

02- Tu reviens d’un stage aux Etats-Unis avec ta nouvelle équipe Team Chipotle-Slipstream. Comment ça s’est passé avec tes nouveaux coéquipiers ?
CL: -
Ca s'est très bien passé. J'en connaissais certains, comme le français Kilian Patour, Julian Dean qui était au Crédit Agricole avec moi, David Millar qui est quelqu'un de sympathique, Magnus Backstedt que je connaissais aussi, donc je ne me suis pas senti complètement seul. Ca a été un petit peu difficile par rapport à la langue, car je ne parle encore trop bien anglais, mais les gars sont super sympas, et comme c'est une nouvelle équipe, y'a pas vraiment de clan. C'est pas comme l'année dernière où au Crédit Agricole je faisais parti des 3 nouveaux, il fallait s'adapter. Là il y a quasiment que des nouveaux, chacun venant d'équipes différentes, on sent que dès le départ on est assez soudé. Le noyau est formé de jeunes issus de l'ancienne équipe, mais l'adaptation des nouveaux a vraiment été facile.

03- Peux-tu revenir sur les modalités de ton transfert vers cette équipe américaine?
CL: -
Au Tour de Californie (ndlr: 18 au 25 février 2007), j'ai fait de bonnes perfs, j'ai été échappé plusieurs jours, j'ai eu le maillot du plus combatif. Là-bas, c'est comme en Formule 1, il y a conférence de presse obligatoire après la course, et comme je ne parlais pas trop anglais, c'était Jonathan Vaughters qui faisait les traductions. Je le connaissais un peu car il était au Crédit Agricole quand moi j'étais stagiaire, on s'est toujours parlé quand il était coureur. Ensuite, j'ai pris le maillot de la montagne, donc j'étais en conférence de presse tous les soirs. Du coup, ça a créé quelques liens, il m'a parlé de son projet. Moi j'ai toujours eu dans la tête de partir pour une équipe étrangère pour voir du pays. Je me sentais vraiment bien au Crédit Agricole à ce moment là alors je n'ai pas donné suite, même si je n'avais pas dit non. De son côté, son projet n'était pas encore concret. Courrant mars, il m'a confirmé qu'il avait le budget pour monter une équipe de ce niveau là, qu'il était intéressé par ma venue, de part mon tempérament, j'étais le genre de coureur qu'il voulait prendre. J'ai gardé ça dans un coin de la tête, plus ça allait, plus il me relancé, et au fur et à mesure, ça me faisait rêver.

04- A quel moment ton transfert a t il été officiel?
CL: -
Disons qu'on a fait traîner vu que c'était un peu tôt. Dans ma tête, j'avais pris ma décision début mai, donc j'ai donné mon accord oral à Jonathan. Le Crédit Agricole n'aurait pas du être au courant, les premières rumeurs commencent pendant le Tour, mais ça m'a pas mal rongé, j'ai tenu un mois, mais j'ai trouvé plus réglo de leur dire avant le Tour, d'autant que j'étais dans les présélectionnés pour la Grande Boucle. Je ne me sentais pas de ne pas leur dire. Je pense que ma démarche était saine, je leur ai annoncé avant le Tour au moment des championnats de France fin juin.

05- Quel est ton programme dans les semaines à venir ?
CL: -
En ce moment c'est la préparation hivernal, donc au mois de décembre je vais faire beaucoup de foncier. Ensuite j'ai fait le choix de partir à Gérone en Espagne pour rejoindre l'équipe qui voudrait regrouper tout le monde dans la même ville. Ce n'est pas une obligation, c'est en fonction de chacun. Les américains arrivent en général fin janvier début février, moi je vais y aller début janvier, il y a un nouveau stage d'équipe à ce moment là.

06- Est ce que tu sais quel sera ton planning pour la saison 2008?
CL: -
Gros avantage avec cette équipe, je sais quasiment tout mon programme, tout est déjà planifié. Je vais commencer par le Tour du Qatar fin janvier, l'Etoile de Bessèges, Trofeo Laigueglia et Tour du Haut Var le même week-end, puis Paris Nice, Milan San Remo, le Critérium International, le Tour des Flandres et Paris Roubaix. A partir de là on fera un point. L’équipe fait le Giro, je ne l’ai jamais fait et j'aurais bien aimé le faire, mais apparemment ils veulent que je me concentre sur le Tour de France. Avant j'aurais fait le Dauphiné pour préparer le Tour.

07- Justement, le Tour 2008, qu'en penses tu? Qu'est ce que t'inspire ce parcours?
CL: -
Ca sera un Tour très difficile comme à chaque fois qu'il passe dans le Massif Central. J'ai de très mauvais souvenir des passages dans le Massif Central. Dans une étape de montagne, même si elle est dure, il y a des gruppettos qui se forment assez rapidement, les délais sont plus longs, alors que dans le Massif Central, c'est dur mais tout le monde s'accroche. C'est beaucoup plus propice à la bagarre, y'a beaucoup plus de coureurs qui ont les aptitudes à passer ce genre de bosses, donc c'est vraiment très très difficile. Le bon côté, c'est que ça tourne autours de chez moi, je suis de Mende.

06- Revenons un peu sur la saison 2007. Un petit bilan personnel ?
CL: -
La saison est coupé en deux parties. Un début de saison vraiment excellente pour moi. Bessèges, même si ça n'a pas été au bout, j'ai été échappé tous les jours. Tour de Californie vraiment super, Het Volk également super, Paris Nice pas mal, Milan San Remo, Paris Roubaix aussi, j'ai vraiment fait un bon début de saison, l'équipe était contente, j'ai fait le boulot. Et à partir du moment où j'ai signé pour le team Chipotle ... Je m'étais vraiment concentré pour la Vuelta, mais pendant le mois de juillet, j'ai appris que je ne la ferais pas. Donc là ça a été grosse démotivation, j'étais un petit peu vexé de ne pas être sélectionné, je n'avais plus du tout la tête pour aller m'entraîner, ni pour faire le Tour de Pologne. Je n’ai quasiment pas couru en deuxième partie de saison.

07- Qu'est ce que tu retiendras personnellement de cette année 2007? Une image? Une impression? Un sentiment?
CL: -
Ce que je retiendrais, c'est la super équipe de coureurs qu'il y a au Crédit Agricole. Il y a vraiment une bonne bande de jeune, une super ambiance. J'étais vraiment surpris de ça. J'ai toujours eu la chance d'être dans des équipes qui me plaisaient bien, mais là ça n'était pas pareil. Le Crédit Agricole avait cette image un peu froide, où on ne se fend pas trop la gueule en dehors des courses, c'était vraiment complètement l'inverse cette année, il y avait des coureurs avec qui ça s'est super bien passé, vraiment une bonne ambiance, c'est ce que je retiens de l'équipe en général. Après, le gros moment c'est le Tour de Californie qui a fait basculé ma carrière. Je ne vais pas dire ma vie, mais presque. Ca change beaucoup de chose parce que sans le Tour de Californie, je ne vais pas dans cette équipe américaine, et donc je ne vais pas habité en Espagne.

08- Est ce qu'il y a un ou plusieurs coureurs qui t'ont vraiment fait forte impression cette saison?
CL: -
Moi c'est Romain Feuillu qui m'a vraiment épaté, je l'ai connu stagiaire chez Agritubel, il ne me donnait pas l'impression d'être capable de réaliser les résultats qu'il a fait cette année. Il avait déjà beaucoup de capacités, mais ce mec avec qui j'ai été échappé sur Paris Nice m'a plus épaté par son mental que par son physique. Il ne lâchait rien, il avait le couteau entre les dents. Il a fait une saison exceptionnelle, on peut lui prédire un bel avenir.

09- Quel est le type de courses qui te convient le mieux?
CL: -
Ca c'est la grande question, ça a toujours été mon problème. Quand je choisi mon programme, je fais autant le Tour des Flandres et Paris Roubaix que le Dauphiné ou le Tour. Je n’ai vraiment pas de spécialité. A un certain moment de ma carrière, ça a pu me poser un problème, c'est beaucoup plus difficile de gagner des courses quand on a des moyens partout, mais aujourd'hui j'en récolte un peu les fruits puisque j'ai été embauché justement pur cette régularité que j'ai sur la saison, aussi bien sur les classique que sur un grand Tour. C'était le cas pour le Crédit Agricole. J'ai quand même une préférence pour les courses à étapes, plutôt d'une semaine comme Paris Nice, le Tour de Californie, le Tour de Suisse, c'est le style de course que je préfère.

10- Quelle est la course que tu aimerais vraiment avoir à ton palmarès?
CL: -
(rires) Il faut rester réaliste? Le rêve, ça serait Paris Roubaix. C'est une course Hors Norme, pour le côté médiatique, populaire, mais également pour la souffrance, et l'arrivée dans le vélodrome, c'est quelque chose d'énorme.

11- Quel est ton plus beau souvenir en tant que coureur cycliste?
CL: -
C'est l'arrivée sur les Champs Elysée lors de mon premier tour en 2004. J'en ai tellement chié sur les 15 derniers jours. Après une super première semaine, j'ai pris un petit refroidissement lors du premier jour de repos, et à l'entame du Massif Central, j'étais pas forcement au niveau non plus, c'était mon premier Tour, en 2004 il y avait encore une course à 2 vitesses, j'en ai vraiment vraiment chié. Sur le coup, je n'avais vraiment pas envie d'y revenir, je m'étais dit que je ne le referais pas. Puis j'y suis revenu en 2006, dans des conditions différentes, j'avais franchi un palier peut grâce à ce Tour 2004. Je faisais la course et c'était super.

12- A quel age as tu commencé le vélo, et comment y es tu venu ?
CL: -
J'ai commencé par le VTT, j'y suis venu un peu par hasard. En fait je faisais du foot depuis des années, mais bon, le sport co. ça me gavait un peu. Donc j'ai commencé le VTT vers les 16 ans, assez tard. Je n'ai pas fait ça sérieusement tout de suite, je faisais quelques compétitions à droite à gauche, toujours avec des performances, c'est ce qui m'a motivé pour continuer. Pour progresser, on m'a conseillé d'acheter un vélo pour faire de la route, ce que j'ai fait pendant un an ou deux, comme ça. Un jour, il n'y avait pas de course de VTT, mon meilleur ami qui ne faisait que de la route m'a motivé à participer à une course sur route. Je l'ai gagné. L'année suivante, un club m'a proposé de faire la moitié de la saison sur route, et l'autre en VTT. Et c'est parti comme ça, j'étais alors en Junior 2. La route m'a plus plu, j'ai progressé régulièrement, sans vraiment écraser ma catégorie. En régionale, j'ai gagné 4 courses, c'est bien mais pas exceptionnel. Puis nationale et Elite, toujours présent. Jusqu'au jour ou je termine deuxième des Championnats de France Espoir, un peu par hasard car c'est la période ou je voulais revenir au VTT. A ce moment là, je ne pensais vraiment pas passer pro, ça n'était pas un objectif. Derrière ça, le Crédit Agricole me contacte pour faire un stage avec les pros, je croyais que c'était une blague. Je m'y suis rendu sans savoir où j'allais, mais une semaine plus tard, je savais que je voulais passer pro. Je suis tombé à l'époque sur Chris Boardman, Jens Voigt, Stuart O'Grady, Jonathan Vaughters, vraiment la grosse équipe. En 2001, j'ai vraiment explosé au club de Luc Leblanc à la Creuse. Puis en juin 2001, je signais mon premier contrat pro avec Jean Delatour.

13- Avais tu une idole quand tu étais enfant ?
CL: -
Je ne suivais pas du tout le cyclisme quand j'étais enfant. Je n'avais aucune culture du vélo. Pour moi Bernard Thévenet, c'est un commentateur télé, et Bernard Hinaut, c'est celui qui remet les maillots sur les podiums du Tour (rire). Si, en fait y'en a vraiment un, avec qui j'ai eu la chance de courir, avec qui j'ai été échappé et que j'ai même battu, c'est Laurent Jalabert. Niveau tempérament, palmarès, il avait tout, si je devais en désigner un, ça serait Lui.

14- Qu'aurais tu fais si tu n'étais pas devenu cycliste professionnel ?
CL: -
J'étais parti pour être prof de sports, ce que je ferais peut être après ma carrière. En tout cas, je serais resté dans le sport.

15- Quel est ton premier souvenir de sport ?
CL: -
J'étais très foot, je me rappelle de Mexico en 1986, je n'ai pas d'image concrète mais je me rappelle de ce mondial qui m'avait marqué parce que je l'avais suivi. Sinon, le plus beau souvenir, c'est beaucoup plus récent, c'est la victoire en 1998. Après, j'ai aussi un excellent souvenir plus vieux, c'est la finale de la Coupe Davis en 1991, quand Henri Leconte gagne. J'avais suivi du vendredi au dimanche.

16-  Est ce qu'il y a des sports que tu aimes et pour lesquels tu es doué ? Le Football ?
CL: -
Non, justement. J'ai fait du foot car ça fait parti de la culture française. J'ai fait beaucoup de sport en club: du judo, de la pétanque, du tir à la carabine, du badminton. Celui ou j'étais le plus doué, c'est la pétanque, mon père y jouait, je m'étais mis à la compétition chez les jeunes, j'étais plutôt fort. J'étais plus doué pour les sports individuels. Le foot, c'était toujours la faute à quelqu'un donc ça me gavait.

17- Quels sont les évènements sportifs que tu suis avec intérêt ?
CL: -
Alors là il y en a beaucoup, à commencer par les JO, les championnats du Monde dans n'importe quel sport.

18- A part le sport et le cyclisme, est ce que tu as d'autres passions?
CL: -
(rire) J'ai le droit de dire faire la fête? Les soirées gastronomiques entre amis, c'est presque un hobby. Sinon, je dirais la cueillette des champignons, et également voyager.

 


Voila, un très grand merci à Christophe pour ce superbe entretien. Vous retrouverez encore plus d'informations sur son site: http://www.chrislaurent.info
La photo, je l'ai prise au départ du Critérium d'Hellemmes, en septembre dernier.

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Interview de Vincent Jérôme  posté le mercredi 14 novembre 2007 13:57

Blog de vinch13 : Le petit rapporteur ...  du Sport, Interview de Vincent Jérôme

 

Aujourd'hui, nous retrouvons une petite interview réalisée avec Vincent Jérôme. Le coureur de Bouygues Telecom qui aura 23 ans dans quelques jours revient sur sa saison et nous apprend un peu plus sur lui. Merci Vincent 

 

01- Bonjour Vincent. Tout d'abord, un petit mot sur ton état de forme en cette fin de saison? Comment te sens-tu physiquement et moralement?
VJ: - Mon état de forme en cette fin de l'année est plus tôt bon, même si c'est toujours plus dur en fin d'année.

02- Sur ce Franco Belge, on t'a vu échappé lors de la 4è et dernière étape. Peux-tu revenir sur le déroulement de cette journée?
VJ: - Je voulais prendre la bonne échappée pour faire des bonifs chose que j'ai pu faire et de cette façon je suis remonté au classement général.

03- Revenons un peu sur la saison 2007. En es tu satisfait?
VJ: - Très satisfait

04- Qu'est ce que tu retiendras personnellement de cette année 2007? Une image? Une impression? Un sentiment?
VJ: - Une image: ma victoire au Tour du Doubs. Une impression: toujours au point 0. Un sentiment: la grande satisfaction d’une saison réussie.

05- Est ce qu'il y a un ou plusieurs coureurs qui t'ont vraiment fait forte impression cette saison?
VJ: - Bettini! Il me donne l'impression de pouvoir gagner quand il veut.

06- Quel est le type de courses qui te convient le mieux?
VJ: - J'aime bien le tour des Flandres, l'Amstel, le Lombardie, donc pour moi je dirais les classiques.

07- Quelle est la course que tu aimerais vraiment avoir à ton palmarès?
VJ: - Les Flandres

08- Quel est ton plus beau souvenir en tant que coureur cycliste?
VJ: - La tension des classiques de grand renom, ce ne sont pas des courses comme les autres, tu peux tout perdre sur un petit détail, mais rien n'est jamais perdu pour autant.

09- Un petit mot sur l'équipe Bouygues Telecom. Comment te sens-tu dans cette formation?
VJ: - Je m'y sens bien, on me fait confiance.

10- Est ce que tu as été sollicité par d'autres formations?
VJ: - Non

11- Est ce que tu penses déjà à la saison 2008, sur son déroulement, au niveau de ton planning?
VJ: - J'y penserais après les vacances.

12- Quel est ton programme dans les semaines à venir et plus particulièrement pendant la trève hivernale?
VJ: - profiter, donc vacances en Gwada (ndlr: Guadeloupe), voir les potes et faire un peu la fête

13- A quel âge as tu commencé le vélo et comment y es tu venu?
VJ: - A 5 ans avec mon père et grand père

14- Est ce que tu avais une idole quand tu étais enfant, un coureur que tu admirais beaucoup, qui t'a donné envie de faire du cyclisme?
VJ: Laurent Jalabert.

15- Qu'aurais tu fais si tu n'avais pas entamé une carrière professionnelle?
VJ: - Travailler dans le bâtiment

17- A part le cyclisme, étais tu doué pour un autre sport?
VJ: - La natation

18- Quels sont les événements sportifs que tu suis avec intérêt à la télé, à la radio?
VJ: - Tout!

19- As-tu une passion en dehors du sport et du cyclisme?
VJ: - Les courses hippiques

 


Voila, un grand Merci à Vincent mais également à Michel sans qui cette interview n'aurait pu être possible. Retrouvez toute l'actu de Vincent sur son site officiel: http://vincent-jerome.veloblogs.fr/
La photo qui illustre cette interview, je l'ai prise au départ de Mons lors de la 4ème étape du Franco Belge 2007

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Interview de Jérôme Pineau  posté le samedi 11 août 2007 00:54

Blog de vinch13 : Le petit rapporteur ...  du Sport, Interview de Jérôme Pineau


Aujourd’hui, je vous propose une très belle interview de Jérôme Pineau. Le coureur de Bouygues Telecom m’a consacré quelques minutes pour répondre à quelques questions alors qu’il était sur l’île de Ré en famille. Après un Tour de France éprouvant, le besoin de récupérer se fait sentir. Jérôme revient sur sa saison, son Tour de France, et  nous en apprend un peu plus sur lui.

 

01- Bonjour Jérôme. Pour commencer, un petit mot sur ton état de forme après ce Tour de France. Comment te sens tu physiquement et moralement?
JP : - Physiquement, je me sens revenir à de vraies sensations d'après tour, c'est à dire que j’ai de bonnes sensations sur le vélo, de la force, mais j'ai encore besoin de récupérer un peu. Mentalement, je viens de passer une semaine au calme pour me ressourcer, j'en avais besoin après ce Tour de France difficile moralement.

02-  Ta prochaine course, c'est le Tour de l'Ain qui débute dimanche? Quelles seront tes ambitions?
JP : - L'ambition de remporter une étape. Le Tour de l'Ain me réussi à chaque fois, c'est peut être prétentieux mais à chaque fois que j'y ai participé, j'ai gagné. Donc pourquoi pas une étape voire même le général.

03- Comment s'est passé le Tour de France pour toi ? En es tu satisfait?
JP : - L'objectif était clair, c'était de gagner une étape. J'ai essayé en partant de loin, je n'ai pas réussi. Ensuite, je n’ai jamais su retrouver mes marques après toutes ces affaires et me remettre vraiment dedans. On était fatigué psychologiquement, et je suis passé un peu au travers. Je suis content de ma saison pour le moment mais pas content de mon Tour de France, ça c'est clair.

04- Justement, est ce que ton début de saison a été conforme à tes objectifs?
JP : - Oui, dans la mesure où je m’étais fixé avec mon entraîneur et le staff 2 voire 3 objectifs. Paris Nice où je n'ai pas gagné d'étape mais où je me suis bien comporté au classement général. Ensuite le plus important pour moi c'était les classiques ardennaises, j'ai fait 17è de la Flèche Wallonne et 11è de Liège - Bastogne - Liège, et si on enlève Kessler qui avait triché ce jour là ça fait 10è, donc pour moi c'est un très bon début de saison. Après il y a eu une remise en route en vue du Tour de France en Catalogne et au Dauphiné. Un objectif majeur, c'était le Championnat de France, on peut pas dire que je me sois loupé, j'ai fait 4ème, je n'ai pas été sur le podium mais je fais parti d'une équipe où il y a aussi une tactique de course à respecter. Physiquement, j'étais bien, mon objectif a été rempli, le suivant étant le Tour de France.

05- Maintenant, quel est ton programme pour les semaines à venir?
JP : - La prochaine course, c'est donc le Tour de l'Ain, mais mon prochain objectif, c'est le Grand Prix de Plouay, c'est rare qu'il y ait des courses Pro Tour près de chez moi. C'est une course d'un jour, ça reste ma spécialité. J'espère être en forme ce jour là. Avant il y aura aussi le Tour du Limousin, la Classic de l'Indre à Châteauroux. J'espère gagner une course avant la fin de saison, ça me ferait vraiment plaisir. Je reste persuader que si j'en gagne une, ça sera un déclic et pourquoi pas enchaîner avec d'autres.

06- Quel est le type de course qui te convient le mieux? J'ai cru comprendre que c'était les courses d'un jour.
JP: - Oui, c'est clair, les classiques du genre la Flèche Wallonne, Liège - Bastogne - Liège et l’Amstel Gold Race me conviennent parfaitement. Ce sont des courses difficiles, où il faut de l'endurance que je commence à acquérir avec l'age, et où il faut du peps dans les côtes, et ça c'est ma principale qualité sur le vélo. Ensuite les courses comme Plouay en circuit, le circuit d'Aurillac au championnat de France me convenait à merveille aussi, avec des côtes de 2 ou 3 kilomètres.

07- Et un Tour des Flandres ?
JP : - C'est un peu plus compliqué car il y a des pavés et je manque de puissance sur les pavés. Pour les gens qui aiment le vélo, le Tour des Flandres est une belle course sur laquelle j'aime aussi passer mais en vue de la préparation des ardennaises, je préfère courir le Tour du Pays Basque, c'est d’ailleurs un rendez vous à ne pas manquer si on veut être bien sur les ardennaises.

08- Quelle est la course que tu aimerais vraiment avoir à ton palmarès?
JP : - Liège - Bastogne - Liège ! Je donnerais toutes les autres courses pour celle là car c'est celle qui me fait rêver depuis que je suis gamin, lever les bras en haut du faux plat de Ans ça serait vraiment un rêve de gosse que je réaliserais. Le jour où je gagnerais là haut, j'aurais le sentiment du devoir accompli.

09 : - Quelle est ton plus beau souvenir de coureur cycliste?
JP : - Il y en a plusieurs. Collectivement, il y a les 10 jours en jaune de Thomas Voeckler sur le Tour 2004, mais aussi la victoire de Didier Rous à Plumelec après le décès de Fabrice Salanson, en 2003, c'était le moment le plus fort de ma carrière. Je n'ai pas gagné ce jour là, mais on a fait une course d'équipe parfaite, on a gagné le Titre de Champion de France avec des milliers de supporters pour l'équipe et Fabrice au dessus de nous, c’est un grand moment ! Sinon, personnellement, je pense que mes victoires m'ont fait plaisir, mais celle sur Paris - Bourges en 2004 m'a fait beaucoup de bien. Et faire 11è de Liège - Bastogne - Liège cette année ça reste un grand souvenir pour moi.

10 : - Un petit mot sur l'équipe Bouygues Telecom. Comment te sens tu dans l'équipe de Jean René Bernaudeau?
JP : - Je m'y sens bien. J'ai un rôle important, je prends de plus en plus d'ampleur dans cette équipe, j'ai une place privilégiée. Pour la première fois de ma carrière cette année je me suis retrouvé en fin de contrat, je n'ai pas hésité longtemps pour le prolonger. C'est mon équipe, ma seconde famille, je ne vois pas pourquoi je changerais pour l'instant.

11 : - Est ce que tu as été sollicité par d'autres formations?
JP : - Bien sur, j'ai eu de nombreuses sollicitations, je pense avoir un rôle, une image, un niveau sportif plutôt très bon et qui intéresse beaucoup d'équipe. En France, j'ai eu beaucoup de contacts, j'ai également été contacté par une équipe qui va se monter l'an prochain et qui s'appelle Slipstream, une grosse équipe. Pour l'instant, j’attends de voir ce que ça va donner, je ne suis pas du genre à prendre des risques, j'ai une famille à nourrir et c'est quand même le plus important.

12 : - Est ce que tu penses déjà à la saison 2008?
JP : - Non, pour l'instant je pense que la saison 2007 n'est pas fini malgré que le Tour de France soit passé. Dans ma carrière, j'ai 7 victoires au compteur dont 6 après le Tour de France donc je pense que ma période arrive. J'ai vraiment hâte de reprendre la compétition avec de bonnes sensations. J'ai couru à San Sebastian sans l'envie et sans la forme, là je me suis bien reposé, je pense qu'au Tour de l'Ain je vais peut être être un peu juste pour gagner le général mais je pense avoir les moyens de remporter une étape. Vivement les courses en France comme le Tour du Limousin ou Plouay, les courses d'un jour, j'ai vraiment envie d'être au mois de septembre avec la bonne forme.


13 : - A quel age as tu commencé le vélo et comment y es tu venu ?
JP : - J'ai commencé la compétition à 17 ans en junior 1ère année, j'avais fait auparavant l'école de cyclisme du côté de Rouen, parce que ma famille est une famille de cycliste. Mon père a couru, mon grand père est l'inventeur des portes vélos, mon frère aussi a couru, donc je crois que je devais pouvoir grimper sur un vélo. J'ai très longtemps joué au football à un niveau respectable, mais mon destin avait décidé que je terminerais sur un vélo, et je suis bien content d'avoir choisi cette discipline car je ne m'en sors pas trop mal.

14 : - Est ce que tu avais une idole quand tu étais enfant?
JP : - Oui, mais ce n'était pas un cycliste. C'était Chris Waddle, un anglais qui a joué à l'Olympique de Marseille. L'OM est mon équipe favorite malgré que j'ai un ami (Jérémy Toulalan) qui joue à Lyon donc je suis aussi un peu supporter de Lyon.

15 : - Qu'aurais tu fait si tu n'avais pas entamé une carrière de cycliste professionnelle?
JP : - J'ai appris le métier de menuisier, mais sincèrement, depuis mon plus jeune age, quand il fallait remplir les fiches à l'école, moi je mettais que je voulais devenir sportif professionnel. Si je n'avais pas pu faire coureur cycliste, j'aurais été malheureux je pense. Si je n'avais pas pu faire du sport de haut niveau, je n'aurais pas été très épanoui dans ma vie. La menuiserie est un beau métier, mais pas forcement une passion, et d'aller travailler tous les jours, ça doit être difficile. Moi je ne travaille pas, j'exerce ma passion et je ne me voyais pas faire autre chose. Plus tard, après ma carrière, je ne sais pas trop. Je pense ouvrir un commerce, un hôtel ou un restaurant. Avant de commencer le vélo, je n'aurais pas eu cette perspective là car je n'aurais pas eu les moyens.

16 : - Quel est ton premier souvenir de sport quand tu étais enfant?
JP : - C'est la demi finale de la Coupe du Monde 1982 France Allemagne, je n'avais que 2 ans mais j'en ai tellement entendu parler de cette épopée là. Et puis il y a également la Coupe du Monde 1986 au Mexique, avec le penalty de Fernandez face au Brésil, ce sont mes deux premiers souvenirs de sport.

17 : -Quels sont les événements sportifs que tu suis avec intérêt?
JP : - Je rate rarement une journée de foot de ligue 1. Le football c'est ma deuxième passion. Je vais souvent au stade, j'allais voir Nantes en L1, j'irais aussi les voir en L2. J'ai vu les deux premières journées, Nantes a une belle équipe, j'irais avec plaisir les voir jouer quand je le pourrais. Et puis bien sur j'irais également à Gerland voir Jérémy Toulalan et Lyon, ça reste du très haut niveau et ça fait plaisir de voir un ami jouer à ce niveau là.

18 : - Est ce que tu as une autre passion en dehors du cyclisme?
JP : - Je fais beaucoup de Quad avec des amis, j'ai beaucoup d'activités quand je suis chez moi, je travaille au maximum à la vie de la commune, je m'intéresse à beaucoup de chose autours de chez moi. C'est important aussi de faire la fête, j'aime beaucoup ça. Et puis, ma vie de famille, avec ma femme et ma fille, ça reste le plus important pour moi.


Voila, merci beaucoup Jérôme pour ces quelques minutes d’entretien fort sympathiques. Un grand merci également à Vincent qui m’a permis de contacter Jérôme. Il s’occupe du site officiel que je vous conseille d’aller voir pour en apprendre encore plus sur le coureur de Bouygues Telecom : http://vincent.joussemet1.free.fr/
Je vous conseille également d’aller faire un tour sur le blog que Jérôme tient à jour très régulièrement sur le site de Vélo Magazine : http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/
La photo qui illustre cette interview, je l’ai prise lors du départ de Waregem sur le Tour 2007

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Interview de Matthieu Ladagnous !  posté le mercredi 16 mai 2007 12:31

Blog de vinch13 : Le petit rapporteur ...  du Sport, Interview de Matthieu Ladagnous !

 

Aujourd'hui je vous propose une interview exclusive de Matthieu Ladagnous, vainqueur des 4 Jours de Dunkerque il y a 3 jours. Il revient sur sa course, la suite de sa saison et nous en apprend un peu plus sur lui. Jeune coureur de la Française des Jeux agé de 22 ans, il est promis a un très bel avenir.


Bonjour Matthieu, et félicitations pour ta victoire. Première question: Quel était ton état de forme au début de ces 4 Jours de Dunkerque?
ML : - J'étais assez en forme, ça allait. On peut dire que c'était un objectif comme un peu toutes les courses de l'an dernier et de cette année, c'est ma deuxième année pro donc j'ai essayé d'aborder ça en espérant gagner une étape, mais je ne pensais pas gagner le général.

Dans l'équipe, est ce que d'autres coureurs pouvaient prétendre à la victoire ?
ML : - Toute l'équipe voulait bien faire, on partait là-bas pour gagner au moins une étape. Pour le général, on avait Sébastien Joly qui marchait bien. Il reprenait juste la compétition, il a fait un bon chrono, mais c'était un peu plus dur pour le général car il était en reprise après 15 jours d'arrêt. Il y en avait d'autres qui étaient assez bien et qui auraient pu faire un bon classement au général.

A quel moment tu t'es rendu compte que tu pouvais remporter le classement général ?
ML : - Quand j'ai gagné l'étape de Cassel, j'étais revenu 2è au général, c'est là que je me suis dit que je pouvais gagner. En fait, les étapes avant, j'étais pas mal placé au classement, et je n'aurais jamais cru que je serais capable de remonter autant au classement dans l'étape de Cassel.

C'était donc un peu une surprise pour toi de figurer aux avants postes sur cette étape ?
ML : - Oui, j'espérais suivre car je ne voulais pas perdre trop de places au général, mais c'est vrai que je ne pensais pas être à la hauteur pour gagner cette étape.

Quelle a été l'étape la plus dur de ces 6 jours de course?
ML : - La plus dure au niveau du parcours, c'était celle de Cassel, mentalement, c'était la dernière, car je m'étais mis la pression tout seul, et physiquement, je pense que c'était l'étape qui arrivait au sprint à Caudry car j'étais moins bien ce jour là.

Ton équipe a fait un super boulot pour toi sur la dernière étape.
ML : - Ils se sont mis d'entrée devant, on avait décidé de faire la première bonif s'il n'y avait pas d'échappée, mais bon, il ne fallait pas trop rêver. Une fois qu'il y en avait 5 devant, on s'est dit qu'il fallait mieux les laisser partir car la première bonif était au bout de 60 kilomètres, et que l'on risquait de toute façon de se faire déborder sur les monts. Toute l'équipe a roulé jusqu'à la deuxième bonif pour revenir sur eux, le retour s'est fait juste avant et j’ai pu disputer le sprint.

Justement, comment s'est disputée cette bonif, deux Predictors t'on devancé mais tu fais quand même troisième
ML : - C'était un peu spécial, c'est moi qui ait lancé le sprint car je savais que Dominique Cornu était moins rapide. Les Lotto avaient décidé de mettre trois coureurs devant moi du moins c'est ce que je pense, deux m'ont battu mais je fais quand même troisième. Ca suffisait, j'étais en tête du général, mais ce n'était pas fini puisqu'il restait encore un sprint bonification à faire ainsi que l'arrivée, mais bon pour l'arrivée j'étais confiant car c'est une affaire de spécialistes. Pour la dernière bonif, les Lotto étaient 8 en tête à 500m du rush, ils amenaient assez fort, j'avais peur qu'ils fassent des cassures donc il a fallu que je lance de loin. Je les ai surpris, Michael Delage était dans ma roue, on a bien joué le coup puisque je remporte ce sprint.

Est ce que tu sais pourquoi Dominique Cornu a écopé de 10 secondes de pénalités ?
ML : - C'est justement à cause de ce dernier sprint bonif, comme je lui avais pris une trentaine de mètres, et d'après ce qu'on dit les commissaires, un de ses équipiers lui aurait fait un relais à l'américaine, une poussette pour le remettre dans ma roue. A priori, c'est à cause de cela. Certains ont dit qu'il s'était accroché à une voiture, mais c'est quasiment impossible à faire sur le bord de la plage.

En tout cas, bravo pour cette belle victoire. Quel va être ton programme dans les semaines à venir ?
ML : - Cette semaine, je ne fais rien de spécial, je vais m'entraîner après 3 jours de repos. Ensuite je pars faire le Tour de Catalogne, ça commence lundi et ça finira dimanche prochain. Puis je reviendrais pour une semaine à la maison, avec plus ou moins de repos mais pas de repos complet. J'enchaîne avec une semaine de stage à l'Alpes d'Huez, et ensuite ça sera le Dauphiné.

Et si on te parle de Tour de France ?
ML : - Pour l'instant, je pense que je devrais y aller, on verra comment je me comporte sur le Dauphiné. A ce moment là, je verrais avec l'équipe si je suis capable d'aller sur le Tour. Si je n'en suis pas capable, on attendra un an de plus. Si je ne le fais pas cette année, je ne serais pas déçu et si je le fais, ça sera une grande joie.

Dans les années à venir, te sens tu capable de faire de belles choses sur un Tour de France?
ML : - Pas de gagner le général, je ne suis pas du tout un grimpeur, c'est beaucoup trop dur, mais bon, j'espère gagner une étape un jour. Mon rêve, c'est déjà d'y participer, mais gagner une étape, ça serait vraiment super. Et pourquoi pas le maillot blanc tant que je suis jeune. Pas pour l'arrivée, mais pendant quelques jours. Mais gagner le Tour de France, pour moi c'est impossible.

Pour toi, est ce qu'un français peut remporter prochainement le Tour de France ?
ML : - Peut être. Un coureur comme Sandy Casar est capable de rivaliser avec les meilleurs sur le Tour pour le général. Il n'est pas sur le Giro car il se prépare pour le Tour de France. L'an dernier, il a fait un très bon Tour d'Italie, mais il est arrivé sur la Tour de France un peu cramé. Cette année, c'est objectif la Grande Boucle pour Sandy.

Comment te sens tu au sein de la Française des Jeux?
ML : - La Française des Jeux, c'est une équipe super, il y a des anciens comme Fred Guesdon ou Christophe Mengin qui sont là pour nous aiguiller, ils ne sont pas là pour nous embêter, ils nous emmènent vers le droit chemin. Il y a une super ambiance comme dans une équipe amateur, on rigole, on fait la fête mais on sait être sérieux également quand il le faut. C'est vraiment une très bonne équipe.

Quels sont les types de courses que tu préfères?
ML : - Ces deux premières années chez les pro, j'ai demandé de faire un peu de tout, pour voir un peu tous les terrains. Mais ce que j'ai préféré, ce sont les courses dans le Nord avec les pavés, les bordures ...

A quel age as tu débuté le vélo et comment y es tu venu ?
ML : - J'ai commencé à 12 ans, mon père et mes oncles faisaient du vélo. Je faisais déjà du sport avant, de l'athlétisme, du handball, du judo. Mon père m'a amené voir des courses de vélo dans la région et ça m'a plu, j'ai pris une licence et voila.

Est ce que tu avais une idole dans le cyclisme quand tu étais enfant ?
ML : - Ce sont des coureurs français comme Laurent Jalabert, Richard Virenque, c'est surtout eux que je regardais.

Qu'aurais tu fais si tu n'avais pas été coureur cycliste professionnel ?
ML : - Avant de passer pro, j'avais commencé des études pour faire sapeur pompier. Maintenant, je continue mes études, mon DUT en sécurité hygiène et environnement à Bordeaux. Je viens de finir les cours magistraux, il me reste encore un mois de stage en entreprise, jusque mi juin où j'aurais ma soutenance de stage à passer et ensuite c'est fini.

Ce n'est pas trop dur de concilier les études et le vélo?
ML : - C'est un peu dur mais c'est important d'avoir un bagage pour la fin de ma carrière, elle peut être bien longue mais bien courte aussi, on ne sait jamais, en cas de chute.

A part pour le cyclisme, est ce que tu es doué pour un autre sport?
ML : - Doué je ne sais pas, j'ai fait du judo, du hand, mais j'étais jeune. Je ne sais pas si on peut dire que j'étais vraiment doué.

Quel est ton tout premier souvenir de sport?
ML : - C'est quand j'allais voir le Tour de France, dans les cols. Ca m'a marqué. Quand on est jeune, on aime bien la caravane publicitaire en attendant les coureurs. Ce sont des images qui restent. Il y a aussi le monde dans les cols, l'ambiance général qui règne sur les étapes du Tour de France. Ca m'a assez marqué.

Est ce que tu as une autre passion que le cyclisme dans la vie ?
ML : - J'aime bien les balades en montagne, les randonnées. Sinon, m'amuser avec mes amis.


Merci beaucoup Matthieu de m'avoir consacré ces quelques minutes. Je n'oublie pas également de remercier Stéphane et Jean Michel sans qui je n'aurais pu contacter Matthieu. N'hésitez par à vous rendre  sur leur site: http://matthieu.ladagnous.free.fr pour en savoir encore plus sur ce coureur à suivre de près dans les mois et les années à venir.
La photo qui illustre cette interview, je l'ai prise au départ du Grand Prix de Denain le 19 avril dernier.

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